Stratégies industrielles

Responsable : Gilles GUERASSIMOFF

Une thèse sur les secteurs industriels diffus a été soutenue par Gondia SECK le 4 janvier 2012. Elle complète les travaux du CMA, menés en partenariat avec EDF, sur l’industrie, grande consommatrice d’énergie. Cette thèse, intitulée "Modélisation prospective de l’industrie diffuse pour l’évaluation de l'impact de politiques de maîtrise de l’énergie à partir du modèle TIMES, la récupération de chaleur avec les pompes à chaleur dans l'industrie agroalimentaire" a été dirigée par Gilles GUERASSIMOFF. L’augmentation des prix de l’énergie due à la raréfaction des énergies fossiles et la prise en compte des impacts environnementaux rend inéluctable l’engagement des industriels dans une démarche de maîtrise de leurs consommations énergétiques et leurs émissions. L’Industrie Diffuse (ID), par opposition aux Industries Grandes Consommatrices d’Energie (IGCE), est de plus en plus importante sur le plan économique, énergétique et environnemental. Elle devient d’autant plus une cible prioritaire que l’on constate qu’elle a été peu traitée dans les analyses énergétiques malgré l’intérêt des politiques en matière d’efficacité énergétique et les nombreuses publications sur l’énergie. Gondia SECK s’est interrogé sur la façon de quantifier l’implication de l’ID dans la contrainte réglementaire liée au changement climatique ? Quelles technologies et politiques à mettre en œuvre pour contribuer aux objectifs fixés par les plans d’actions pour l’efficacité énergétique ? Ses travaux reposent sur une optimisation technico-économique de la chaine énergétique, à partir du modèle "bottom-up" de TIMES, dans une approche prospective pertinente des conséquences énergétique et environnementale de politiques MDE dans l’ID. Ce modèle s’appuie notamment sur une représentation par usages à l’inverse des IGCE du fait de l’inadaptabilité de l’approche produit/procédé. Dans ce cadre, il a réalisé l’analyse de la valorisation de la chaleur perdue en sortie des procédés à travers le déploiement de PAC dans l’agroalimentaire. Le recours à la modélisation prospective permet notamment d’observer le profil technologique et le timing des investissements des PAC en réponse à des contraintes énergétiques ou de mesures incitatives dans le cadre de Certificat d’Economie d’Energie ou de valorisation des émissions de CO2. Il met également en lumière la possibilité d’étudier un ajustement incrémentiel d’une taxe sur les émissions par les autorités de régulation pour atteindre leurs objectifs environnemental et énergétique sur le court, moyen et long-terme. Enfin, il constitue un bon outil d’aide à la décision en déterminant des coûts différenciés d’économies d’énergie dans le cadre d’investissements de technologies MDE pour un meilleur criblage sectoriel.

Accéder à la thèse de Gondia SECK

Centre de Mathmatiques Appliqus

Agence Web Spinat